Le consul général

M. Laurent Polonceaux, consul général de France à Lagos

L’année 2016 aura été complexe au plan économique pour le Nigeria, ce qui n’aura pas été sans conséquence pour notre communauté. En un an, dans la circonscription sud* du pays, nous comptons 125 inscrits de moins au registre des Français établis hors de France. Nous formons néanmoins, à la mi-février 2017, une communauté de 1 234 Français ce qui, en Afrique non-francophone, n’est pas négligeable. Sans surprise, c’est à Lagos (916) et Port-Harcourt (262) que nous sommes les plus représentés.

La baisse des inscriptions due aux départs a en partie été compensée par ceux de nos concitoyens qui avaient omis de se manifester auprès du consulat général et qui l’ont fait en fin d’année, notamment dans la perspective des élections présidentielles (23 avril et 7 mai) et législatives (4 et 18 juin). A cet égard, deux bureaux de vote seront ouverts pour ces scrutins : au consulat général à Lagos et au village Total à Port-Harcourt. Un site du ministère est tout particulièrement dédié aux élections, notamment en ce qui concerne les procurations, pour celles et ceux qui ne seraient pas à proximité de leur bureau de vote à ces dates.

Pour les élections comme dans les autres domaines, mon équipe et moi-même, sous l’impulsion de l’ambassadeur, gardons un cap constant : d’une part, un service public de qualité offert aux Français dans les différentes démarches qu’ils effectuent au consulat général, d’autre part, la mise en œuvre de toutes les actions qui contribuent au renforcement de la relation bilatérale entre le Nigéria et la France, tout particulièrement dans les domaines économique, commercial, culturel et universitaire. En ce sens, tout en restant vigilante, la politique de délivrance des visas favorisera la fluidité de circulation entre nos deux pays.

En matière de sécurité, la plus grande attention reste de mise, notamment en cette période difficile économiquement qui stimule la délinquance de survie. Comportement adapté aux us et coutumes, attitude non-ostentatoire, respect des règles élémentaires de sécurité, autant de réflexe à entretenir. L’Etat français a par ailleurs dégagé d’importants moyens financiers (62 M€ de crédits additionnels) afin que des audits soient effectués d’ici l’été 2017 et que toutes les mesures de sécurisation nécessaires puissent être lancées dans les meilleurs délais. Au bénéfice non seulement des ambassades et des consulats, où se rendent de nombreux Français, mais aussi des instituts culturels et de nos établissements scolaires.

Les prévisions économiques, notamment du FMI et de la Banque Mondiale, quoique prudentes, sont un peu plus encourageantes pour 2017. En dépit des défis à relever, l’intérêt pour le Nigéria continue de se manifester. Concomitamment, la France fait partie des partenaires essentiels pour le Nigéria. Autant de raisons de penser que le renforcement de nos relations a encore un fort potentiel. Vous en êtes les acteurs et les différents services du consulat général sont à votre disposition pour soutenir votre action et répondre à vos attentes.

A très bientôt de vous revoir, à Lagos, Port-Harcourt, Ibadan, Enugu, Warri, Calabar, Ilorin … lors des différentes occasions que nous offre le très dynamique environnement dans lequel nous vivons au Nigéria.

Laurent Polonceaux

* Edo, Ekiti, Kwara, Lagos, Ogun, Ondo, Osun, Oyo, Akwa-Ibom, Bayelsa, Cross River, Delta, Rivers, Abia, Anambra, Ebonyi, Enugu, Imo

Éléments biographiques : diplomate de carrière, ancien auditeur de l’Institut diplomatique, M. Polonceaux est titulaire d’une licence d’administration publique. Précédemment consul général de France à Tananarive pendant quatre ans, il a été sous-préfet dans les Deux-Sèvres, de 2009 à 2011, après avoir servi à Copenhague comme conseiller de coopération et d’action culturelle (2005 - 2009). M. Polonceaux a également servi en Nouvelle-Zélande et au Canada. Il a deux enfants âgés de 23 et 26 ans.

Dernière modification : 21/02/2017

Haut de page