Ake Festival - Forte présence française

Lors de la 4ème édition du Ake festival qui s’est tenue à Abeokuta du 15 au 19 novembre 2016 des auteurs français ont pu aller, pour la première fois, à la rencontre de leur public nigérian.

Chaque année, un important festival culturel est organisé à Abeokuta (Sud-Ouest du Nigeria), lieu de naissance de Wolé Soyinka, premier prix Nobel de littérature africain. Le Ake festival est organisé par l’écrivaine Lola Shoneyin, dont le premier roman, Baba Segi, Ses femmes, leurs secrets, vient d’être traduit et publié par Actes Sud. Cet ouvrage a déjà été traduit dans une dizaine de langues.

Le Ake festival a accueilli plus de 300 écrivains et artistes venus d’Afrique et du reste du monde, et plus de 23.000 visiteurs (la fréquentation est en progression régulière). Entre autres invités, l’écrivain kényan Ngugi wa Thiong’o (régulièrement cité pour le Nobel de littérature) ou l’auteur nigérian Teju Cole, qui participaient tous deux pour la première fois au festival. En quatre éditions, plus de 200 conférences et projections de grande qualité ont été organisées. Une grande partie des conférences sont organisées dans des écoles de l’Etat d’Ogun, notamment celles d’Abeokuta. Les auteurs présentent leur travail devant les élèves. Des livres sont offerts aux écoles.

Marguerite Abouet et Alain Mabanckou se sont exprimés devant plusieurs classes. Les propos de Marguerite Abouet, qui s’exprimait en français, étaient traduits en anglais et en yorouba.

L’écrivain français Alain Mabanckou, qui vient d’entrer au Collège de France, participait pour la première fois à un festival au Nigeria. Il a donné une série de conférences - pour l’essentiel en anglais - devant plus de 500 personnes.

Toutes les conférences ont été filmées, elles sont disponibles en accès libre sur le site du festival et sur Ake review (qui existe en version numérique et en version papier).

L’auteur et réalisatrice Marguerite Abouet, venue pour la première fois au Nigeria, a présenté son film Aya de Yopougon (nominé aux Césars). Présenté en français et sous-titré en anglais, Aya de Yopougon a rencontré un vif succès (plus de 500 personnes ont assisté à la projection). Le film est une adaptation de la bande dessinée éponyme publiée chez Gallimard et vendue à plus d’un million d’exemplaires.

Le documentaire Hissène Habré, une tragédie tchadienne, du réalisateur Mahamat Saleh Haroun, présenté en élection officielle lors du dernier festival de Cannes, a été vu par plus de 400 personnes. Clément Abaifouta, militant des droits de l’homme qui intervient dans le film, a expliqué le projet du réalisateur.

Marguerite Abouet et Alain Mabanckou ont émis le souhait de revenir rapidement dans le pays le plus peuplé du continent.

Les médias français et francophones étaient également représentés : RFI, France 24 et Courrier des Afriques, sont des partenaires officiels du festival (pour la troisième année consécutive), tout comme l’Ambassade de France et la délégation de l’Union européenne. Des entreprises françaises telles que Peugeot, Air France ou Lafarge sont également partenaires du festival. Air France avait sponsorisé un prix destiné à de jeunes Africains, auteurs de nouvelles écrites en langues française ou anglaise.

Le Ake festival contribue à donner une plus grande visibilité à la culture française (notamment à ses auteurs et ses médias) au Nigeria - de nombreux auteurs français et francophones ont participé au Festival par le passé, parmi ceux-ci : l’écrivaine Véronique Tadjo, les auteurs Florent Caouo-Zotti, Marcus Boni Teiga, les réalisateurs Emmanuelle Mougne et Thierry Michel.
Le Ake festival continuera à oeuvrer dans ce sens.

Le site du festival
La revue
la chaîne Youtube du Ake festival

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Conférence de Marguerite Aboué et Alain Mabanckou

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Conférence de Marguerite Aboué et Alain Mabanckou

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Projection de Aya de Yopougon

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Marguerite Aboué et la délégation française au Ake Festival

Dernière modification : 07/12/2016

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